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Sébastien Grosjean
Chez les Lacouenne, c’est connu, on n’aime pas les rouquins. Alors, quand l’Angleterre se prend de passion pour son bâtard d’écossais sous prétexte qu’il est briton, ça nous hérisse les poils de la couenne plus que de raison.
L’infâme Murray est en demi-finale de Wimbledon. Une tête à claques, un jeu qui est une véritable insulte aux Maîtres du Temple, Sampras, Federer, Becker, MacEnroe…
Une présence sans aucun mérite, jouant petit bras, loin du punch et de la magie nécessaire à un type qui voudrait se faire appeler champion, et qui, par un malheureux concours de circonstances, pourrait se retrouver n°1 mondial sous peu. Faut dire aussi qu’il n’a, en dehors de Wawrinka qui se demande encore comment il ne l’a pas battu, pas joué contre des types dans le top30.
L’imaginer soulever la coupe dimanche, ça serait comme de voir un imam se servant d’un bénitier comme d’un bidet pour se décroûter l’engin, ou un pasteur essuyant négligemment ses godillots crottés sur le tapis d’une mosquée : un blasphème, une insulte à la religion du tennis offensif.
Alors, une fois n’est pas coutume, on va se sortir nos gros doigts boudinés du pot de mayonnaise et applaudir le sympathique péquenaud qu’est Andy Roddick, et son tennis que nous qualifierons d’agricole.
Parce que non, quand même, voir Andy Murray faire crier l’Angleterre de bonheur, ça a quelque chose de dégoûtant, presque obscène. À couper l’appétit à un Lacouenne.
Ronaldo
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