Partager l'article ! Six points de suture sur une grosse plaie: Enfin ! L’équipe de France a arrêté l’hémorragie. Elle a même commencé à se recoud ...
Sébastien Grosjean
Enfin !
L’équipe de France a arrêté l’hémorragie. Elle a même commencé à se recoudre… à la lituanienne, certes : sans anesthésie et en serrant les dents
autour du manche à balai du mépris sur lequel l’ami Raymond s’est assis par mégarde, un sombre soir de reconduction.
Mais, depuis de longs mois, les Lacouenne n’ont plus envie de faire la fine bourge. Après une malencontreuse valse autrichienne en trois temps, deux longues lit(u)anies de prières étaient de rigueur. Comme chacun le sait, les claques du côté de Kaunas sont souvent mortelles et chaque point, aussi famélique soit-il, est bon à mettre dans une besace qui faisait grise mine. Raymond et son balai à chiottes (n’y voyez là aucune allusion à Boghossian), n’avaient pas trop intérêt à rentrer bredouilles… D’autant que le bougre avait plus d’un trou dans son sac :
Mais l’ami Francky est toujours là où l’ingrat ne l’attend pas, et il tire très souvent son aiguille à coudre du jeu. Une frappe lipide du gauche sur un champ de betteraves en jachère et une reprise graisseuse à la réception d’un superbe centre de Gignac et la plaie commence doucement à cicatriser. Parce que chez Les Lacouenne, on a beau penser que le gros sied à Domenech, on n’en reste pas moins honnête et objectif : le con gras est rempli, et bien.
Ce fut dur, mais comme toujours, de solides arguments ont fusé côté français : les Lituaniens et leur défense de zone, le terrain en friche, la jambe en papier mâché de Briand… Ce n’est effectivement pas comme si certaines autres grandes équipes d’Europe avaient déjà assuré leur qualification en mettant des piles à des nations dont j’ai la naïveté de croire que leurs équipes jouent sûrement avec 11 milieux offensifs…
Restent pour nos Bleus repus à attendre septembre pour se taper un amuse-gueule roumain avant d’aller croquer les Serbes dans leur tanière. Seront-ils assez gourmands ?
Votre dévoué Engraissé Bobby
Ronaldo
Et ce pour apporter tout mon soutien graisseux à André-Pierre Gignac qui a re-huilé en 15 minutes les rouages de la machine bleue avec tout ce qu'il fallait d'insouciance et d'intelligence (oui je sais, quand on parle de l'équipe de France ça peut choquer d'employer ce terme) ! Un gras bravo à toi André-Pierre (rien que pour supporter ton prénom depuis tout ce temps)