Partager l'article ! Une gasquette de plus pour le petit «Mozart » du tennis français: Depuis dimanche soir, j’étais en deuil… finies les folles nuits passée ...
Sébastien Grosjean
Depuis dimanche soir, j’étais en deuil… finies les folles nuits passées devant le tube cathodique à supporter quelques
athlètes bleus inconnus qu’on aura déjà oublié dès la rentrée de septembre, à me pourrir les yeux devant de sombres disciplines inventées pour que
les chinois nous enfournent une grosse gélule d’anthrax au fond de la glotte… Les JO étaient terminés, la vie reprenait enfin son cours et je me demandais bien devant quoi j’allais pouvoir
biberonner ma kro. Mes neurones, probablement en manque de lipides, avaient oublié l’US Open, le tournoi cainri, comme disent les jeunes et Gaël Monfils.
Le magnifique match du petit Mozart du tennis m’a malheureusement rappelé à l’ordre. Tout comme Andy Roddick, notre numéro 1 français avait
pourtant pris la courageuse décision de ne pas participer aux JO, qu’il ne risquait de toute façon pas de gagner, pour se consacrer à la préparation du 4ème et dernier tournoi du Grand
Chelem de l’année 2008. Bien lui en a pris ! Grassement protégé par son statut de tête de série, il affrontait pourtant en la personne de Tommy Haas un revenant un peu pâlot et avait toutes
les cartes en main pour passer ce premier tour. Haas les avait dans sa manche, lui, et il les a sortis au bon moment pour faire se coucher notre Grasquet national en 5 sets accrochés : un
mental en polystyrène trempé, bien de chez nous, pour une nouvelle défaite indigeste qui illustre nos énormes progrès en matière de travail psychologique chez nos sportifs de haut niveau. Quand
on pense qu’il battait Grafaël Nadal lorsqu’ils étaient en junior !
Il a sûrement dû demander conseil à Manaudou ou à Medhi Baala pour préparer son tournoi. Fils spirituel de notre ambassadeur Grosjean, qui pense
d’ailleurs à sa retraite après une énième défaite cette année, Richard n’était même pas en colère après cette nouvelle contre-performance, tout juste déçu… Il laisse encore une fois la place à tous les autres, tous ceux qui n’ont jamais été des Mozart mais qui ne sont
pas non plus des M. Pokora, les Simon, Monfils, Tsonga, Mathieu, Llodra, voire même Serra ou Chardy… ceux qui n’avait pas d’Haas à jouer mais qui se sont extirpés du premier tour en mettant sur
le tapis leur paire de couilles… Et si, finalement, c’était ce qui manquait réellement à notre éternel espoir… et si Gasquet n’était en fait qu’un immense coup de bluff… juste pour
voir.
Le gracile Bobby Lacouenne
Ronaldo
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